E-COMMERCECONFORMITÉ

Facturation électronique
Ce qui change pour votre site et votre e-commerce

La réforme de la facturation électronique concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA. Au-delà du volet comptable, votre site et votre e-commerce ont un rôle direct : repères pour anticiper sans se tromper d'interlocuteur.

📅 Publié : Avril 2026
L'essentiel en 2 minutes

Ce qu'il faut retenir de ce dossier

La réforme de la facturation électronique entre en vigueur le 1er septembre 2026. À cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA en France doivent être en capacité de recevoir des factures au format électronique. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) doivent également les émettre. Les PME, TPE et micro-entreprises auront jusqu'au 1er septembre 2027 pour l'émission (source : impots.gouv.fr).

Concrètement, un PDF envoyé par e-mail ne sera plus une facture valable entre professionnels. Les factures devront transiter par une Plateforme Agréée (PA), dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII). Chaque entreprise doit désigner sa PA et s'inscrire dans l'annuaire central de l'administration.

Pour un site internet, les impacts varient selon son usage : un site vitrine sans facturation intégrée n'est pas directement concerné, mais un site e-commerce qui vend à des professionnels (B2B) doit connecter sa boutique à une PA ou à une solution compatible. Même en B2C, l'obligation de e-reporting s'applique et nécessite une transmission de données à l'administration.

Ce dossier adopte un angle neutre : il n'oriente vers aucune Plateforme Agréée ni logiciel de facturation. Ces choix relèvent de votre expert-comptable et de votre éditeur logiciel. Il se concentre sur ce que la réforme signifie pour votre présence numérique et sur la manière de préparer votre site sans se tromper d'interlocuteur.

Point de départ

Une réforme déjà actée, un calendrier stabilisé

⚠️ Un sujet à la jonction de plusieurs métiers La facturation électronique engage à la fois la comptabilité, le système d'information, les processus internes et, pour les e-commerçants, la boutique en ligne. Aucun interlocuteur ne couvre seul l'ensemble du sujet. Ce dossier vous aide à comprendre ce qui concerne votre site internet et votre e-commerce, sans empiéter sur le rôle de votre expert-comptable (qui vous accompagne sur la fiscalité et le choix de la solution de facturation) ni sur celui de votre éditeur logiciel (qui vous oriente sur la Plateforme Agréée adaptée).

La généralisation de la facturation électronique entre entreprises établies en France a été décidée par la loi de finances rectificative de 2022, codifiée notamment à l'article 289 bis du Code général des impôts. Le calendrier a connu un report initial (de 2024 à 2026), mais l'Assemblée nationale a rejeté en avril 2025 un nouvel amendement de report. Les dates du 1er septembre 2026 et du 1er septembre 2027 sont désormais stabilisées.

L'objectif affiché par l'administration est triple : lutter contre la fraude à la TVA, simplifier les obligations déclaratives grâce au pré-remplissage, et accélérer les délais de paiement interentreprises via la dématérialisation des échanges. Pour une TPE ou une PME, il s'agit surtout d'une transformation des processus de facturation, avec des conséquences directes sur les outils utilisés, y compris le site internet lorsqu'il intervient dans le cycle de vente.

Analogie : la facturation électronique n'est pas « un PDF envoyé par e-mail ». C'est plutôt un système de tuyaux normalisés reliant les entreprises entre elles via des plateformes agréées, avec un passage obligé par un annuaire central pour savoir où envoyer chaque facture. Le PDF que reçoit votre client est la partie visible ; la partie réglementaire est le fichier structuré (XML) transmis en parallèle à l'administration.

🔍 Trois questions pour situer votre entreprise

  • Mon entreprise est-elle assujettie à la TVA (même en franchise en base) ?
  • Ai-je des clients professionnels en France métropolitaine ou dans les DOM ?
  • Mon site internet intervient-il dans le cycle de facturation (devis, commande, facture) ?
Calendrier officiel

Les dates à connaître

La réforme distingue deux obligations différentes, qui n'entrent pas en vigueur au même moment : la réception des factures électroniques et leur émission. À ces obligations s'ajoute le e-reporting, qui est la transmission de données à l'administration pour les opérations non couvertes par le e-invoicing (ventes aux particuliers, opérations hors UE, etc.).

Profil d'entrepriseRéception de factures électroniquesÉmission de factures électroniquesE-reporting
Grandes entreprises et ETI1er septembre 20261er septembre 20261er septembre 2026
PME1er septembre 20261er septembre 20271er septembre 2027
TPE et micro-entreprises1er septembre 20261er septembre 20271er septembre 2027
Micro-entreprise en franchise en base de TVA1er septembre 20261er septembre 20271er septembre 2027

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💡 Le point le plus souvent oublié

L'obligation de réception concerne toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026, y compris les TPE et les auto-entrepreneurs en franchise en base de TVA. Même si vous n'avez pas à émettre de factures électroniques avant septembre 2027, vous devez être en mesure de recevoir celles de vos fournisseurs et d'avoir désigné une Plateforme Agréée avant septembre 2026 (source : FAQ DGFIP).

Des points d'étape préparatoires

L'annuaire central de la facturation électronique a été lancé en juin 2025. Les Plateformes Agréées doivent passer par une phase de tests d'interopérabilité avec le Portail Public de Facturation (PPF) avant d'être définitivement immatriculées. Une phase pilote a démarré en février 2026. La liste officielle des Plateformes Agréées immatriculées est publiée et mise à jour régulièrement sur impots.gouv.fr.

Les sanctions prévues

La loi de finances pour 2026 a ajusté le régime de sanctions (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 123). Les principales amendes, codifiées à l'article 1737 du Code général des impôts, sont les suivantes d'après Entreprendre Service Public :

Défaut d'émission au format électronique : 50 € par facture (contre 15 € auparavant), plafonné à 15 000 € par année civile, précédé d'une mise en demeure de trois mois.

Absence de désignation d'une Plateforme Agréée pour la réception : mise en demeure de trois mois, puis amende de 500 € en cas de non-conformité persistante, puis 1 000 € tous les trois mois supplémentaires.

Défaut de e-reporting : 500 € par transmission manquante (contre 250 € auparavant), plafonné à 15 000 € par année civile.

Clause de première infraction : la loi prévoit que ces sanctions ne s'appliquent pas « en cas de première infraction commise au cours de l'année civile en cours et des trois années précédentes si l'infraction a été réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration » (source : service-public.gouv.fr).

Conservation des factures électroniques

Les factures électroniques doivent être conservées pendant une durée qui a été allongée dans le cadre de la réforme. La durée de conservation à des fins de contrôle fiscal a été portée à 10 ans, contre 6 ans auparavant pour les pièces comptables. Cette durée s'applique aux factures émises comme reçues, et doit être prise en compte dans le dimensionnement des espaces de stockage et dans les contrats avec les prestataires de dématérialisation.

Périmètre

Qui est concerné, et qui ne l'est pas

La réforme couvre les opérations entre entreprises (B2B) réalisées en France par des entreprises assujetties à la TVA. Quelques situations méritent d'être clarifiées car elles génèrent régulièrement des incompréhensions.

Concernés par l'e-invoicing

Toutes les entreprises assujetties à la TVA en France, quelle que soit leur taille ou leur forme juridique, pour leurs opérations B2B domestiques (ventes à des professionnels établis en France, y compris dans les DOM : Guadeloupe, Martinique, Réunion).

📊
Concernés par l'e-reporting

Les mêmes entreprises, pour leurs opérations sortantes non couvertes par l'e-invoicing : ventes à des particuliers (B2C), opérations avec l'étranger hors UE, et (à partir du 1er juillet 2030) les livraisons intracommunautaires.

🏷️
Auto-entrepreneurs et micro-entreprises

Même en franchise en base de TVA (article 293 B du CGI), un auto-entrepreneur qui émet une facture avec la mention « TVA non applicable » est concerné par la réforme : réception au 1er septembre 2026, émission au 1er septembre 2027.

Hors périmètre

Les opérations réalisées en dehors de l'Union européenne (exportations, importations) et les livraisons intracommunautaires exonérées restent soumises à la facturation classique jusqu'au 1er juillet 2030 (directive européenne ViDA).

⚠️ Le piège du « je ne fais que du B2C »Beaucoup de dirigeants pensent échapper à la réforme parce qu'ils ne vendent qu'aux particuliers. C'est inexact : vous êtes concerné par le e-reporting, qui impose de transmettre à l'administration les données de vos transactions via une Plateforme Agréée. Le dispositif est différent de l'e-invoicing (vous n'envoyez pas de facture structurée au client), mais il reste obligatoire et soumis à sanctions.
Comment ça marche

Le vocabulaire à connaître et le schéma général

Cinq termes reviennent sans cesse dans la documentation officielle. Les comprendre permet de discuter utilement avec son expert-comptable ou son éditeur logiciel sans perdre de temps.

Plateforme Agréée (PA)

Anciennement appelée PDP

Opérateur privé immatriculé par l'administration fiscale, autorisé à émettre et recevoir des factures électroniques pour le compte des entreprises, à les transmettre à leurs destinataires et à l'administration. Chaque entreprise doit en désigner une avant septembre 2026. La liste officielle est publiée sur impots.gouv.fr.

Portail Public de Facturation (PPF)

Rôle recentré en 2024

Service géré par l'État. Depuis octobre 2024, son rôle a été recentré : il joue désormais principalement le rôle d'annuaire central (identifie quelle PA utilise chaque entreprise) et de concentrateur des données pour l'administration. Il n'est plus la plateforme d'échange commerciale par défaut entre entreprises privées.

Solution Compatible (SC)

Logiciel ou module

Logiciel de facturation ou de gestion, ou module d'un site e-commerce, qui génère les factures au format attendu (Factur-X, UBL ou CII) mais qui n'est pas agréé pour transmettre directement à l'administration. Une SC doit obligatoirement s'appuyer sur une PA pour la transmission.

E-invoicing et E-reporting

Deux obligations distinctes

L'e-invoicing désigne l'envoi de factures structurées entre entreprises françaises assujetties à la TVA (B2B domestique). L'e-reporting désigne la transmission à l'administration de données pour les opérations non couvertes par l'e-invoicing (B2C, international). Les deux passent par une PA.

Les formats obligatoires

Une facture électronique au sens de la réforme n'est pas un PDF classique envoyé par e-mail. C'est un fichier structuré respectant l'un des trois formats normalisés retenus par l'administration :

Factur-X : format hybride associant un PDF lisible par l'humain et un fichier XML embarqué. Souvent privilégié par les PME françaises pour sa compatibilité visuelle avec les factures papier.

UBL (Universal Business Language) : format XML standardisé, utilisé notamment à l'échelle européenne via le réseau Peppol.

CII (Cross Industry Invoice) : format XML intersectoriel, également utilisé à l'international.

Les nouvelles mentions obligatoires sur les factures

À partir du 1er septembre 2026, les factures des entreprises concernées par l'obligation d'émission devront comporter quatre nouvelles mentions (source : economie.gouv.fr) :

La catégorie de l'opération (vente de biens, prestation de services, ou les deux à la fois).

L'option de paiement de la TVA sur les débits, le cas échéant.

L'adresse complète de livraison du bien, uniquement si elle diffère de l'adresse de facturation.

L'utilisation éventuelle d'un cachet électronique qualifié pour authentifier la facture (cette mention est optionnelle).

À retenir : une facture PDF envoyée par e-mail à un client professionnel français ne sera plus conforme à partir du 1er septembre 2026. Elle devra être générée au format Factur-X, UBL ou CII, puis transmise via une Plateforme Agréée. Pour le destinataire, la facture reste lisible : le changement se joue surtout côté émetteur et côté administration.
Votre site internet

Ce que change la réforme pour votre présence en ligne

Les impacts sur votre site dépendent de la nature de votre activité et du rôle que joue le site dans votre cycle de facturation. Trois situations types couvrent la majorité des cas.

Cas 1 : site vitrine sans cycle de vente en ligne

Votre site présente votre activité, vos coordonnées, votre portfolio, mais il ne gère ni devis ni facturation. Vos factures sont produites manuellement ou via un logiciel comptable dédié.

Impact direct sur le site : aucun. Votre site ne fait pas partie du circuit de facturation.

Points à vérifier quand même : cohérence des mentions légales (dénomination sociale, SIREN, TVA intracommunautaire si applicable), formulaires de contact qui qualifient correctement vos prospects (particulier ou professionnel, avec collecte du SIRET pour les pros). Ces données servent en aval à votre outil de facturation.

Cas 2 : site avec formulaire de demande de devis

Votre site collecte des demandes qui deviennent des devis puis des factures émises via votre logiciel de facturation ou votre expert-comptable. Le site est à l'amont du cycle.

Impact direct sur le site : limité, mais réel. Les informations collectées (type de client, SIRET, adresse de livraison si différente de la facturation) alimentent le processus aval. Une bonne qualification côté site évite des ressaisies et des erreurs lors de l'émission de la facture électronique.

Points à revoir : champs du formulaire, segmentation particulier/professionnel, validation du SIRET si possible, stockage des données compatible RGPD. Ces ajustements sont peu coûteux mais gagnent à être faits avant septembre 2026.

Cas 3 : site e-commerce qui émet des factures

Votre site génère automatiquement des factures à l'issue de la commande, par exemple via un module WooCommerce ou PrestaShop. Le site est au cœur du cycle de facturation.

Impact direct sur le site : significatif. Les CMS e-commerce standards génèrent des PDF « plats » qui ne respectent pas les formats structurés exigés (Factur-X, UBL, CII). Votre boutique doit être connectée à une Plateforme Agréée ou à une Solution Compatible reliée à une PA. La section suivante détaille les approches par CMS.

💡 Les 3 points à clarifier pour tout site, quel qu'il soit

Quelle que soit votre situation, trois points méritent une attention particulière : (1) la qualification client (particulier / professionnel, avec SIRET pour les pros), (2) la cohérence des données entre site, CRM et outil de facturation, (3) l'adresse de livraison distincte de l'adresse de facturation lorsqu'elle existe, car elle fait partie des nouvelles mentions obligatoires.

E-commerce

Préparer votre boutique en ligne

Si votre boutique en ligne émet des factures, les approches varient selon le CMS utilisé. Les informations ci-dessous présentent les logiques d'intégration disponibles et évoluent vite : nous ne recommandons aucune solution en particulier, ce choix revient à votre expert-comptable et à votre éditeur logiciel selon votre contexte.

WooCommerce

WooCommerce est une extension de WordPress très utilisée en TPE-PME. Ses plugins de facturation classiques (WooCommerce PDF Invoices, Flexible Invoices, etc.) génèrent des PDF non structurés qui ne répondent pas aux exigences de la réforme.

Approches possibles : connecter WooCommerce à un logiciel de facturation français qui joue le rôle de Solution Compatible reliée à une Plateforme Agréée. La commande validée sur la boutique déclenche, via webhook ou API, la création d'une facture conforme dans le logiciel externe, qui se charge de la transmission via la PA.

À vérifier côté développement : compatibilité de vos éventuelles personnalisations (overrides, hooks sur la commande), gestion du panier B2B avec collecte du SIRET, acceptation des TVA intracommunautaires pour les clients UE.

PrestaShop

PrestaShop dispose d'un écosystème de modules dédiés à la facturation, dont certains sont déjà orientés vers la conformité 2026. Plusieurs Plateformes Agréées ou éditeurs de logiciels proposent des modules de connexion à PrestaShop.

Approches possibles : installation d'un module connecteur développé par un éditeur spécialisé, ou développement sur-mesure via les webhooks natifs de PrestaShop pour les volumes importants.

Points de vigilance : audit des développements spécifiques existants (classes Order, Invoice personnalisées), segmentation stricte des groupes clients (particuliers vs professionnels), gestion de l'adresse de livraison distincte.

Shopify

Shopify fonctionne dans un environnement SaaS fermé, ce qui simplifie certaines intégrations via webhooks mais limite les modifications profondes. L'approche privilégiée passe par une application tierce (app Shopify) qui récupère les commandes et génère les factures conformes, ou par une automatisation externe via outils d'intégration.

Approches possibles : app native Shopify d'un logiciel de facturation français connecté à une PA, ou intégration via outils d'automatisation (Make, Zapier) vers une PA exposant une API REST.

Points de vigilance : limites de volume selon l'abonnement Shopify, bonne configuration des locales et devises pour les mentions de TVA, gestion des clients B2B via les fonctionnalités Shopify Plus si l'offre le justifie.

Magento

Magento s'adresse généralement à des structures plus importantes, souvent déjà équipées d'un ERP. Dans ce cas, la question n'est pas « quel plugin installer » mais « comment connecter l'ERP à une Plateforme Agréée ». Plusieurs PA proposent des connecteurs Magento ou des API REST compatibles.

Approches possibles : connexion de l'ERP à une PA via un connecteur dédié, ou développement d'une intégration sur-mesure via les API REST de Magento pour les architectures multi-canal.

Points de vigilance : volumes de factures, gestion multi-boutiques ou multi-pays, intégration au plan de continuité d'activité existant.

⚠️ Pourquoi nous ne recommandons pas de Plateforme Agréée en particulierLa liste officielle des PA immatriculées évolue régulièrement et comporte déjà plusieurs dizaines de plateformes. Certaines sont spécialisées par secteur, par type de CMS, ou par taille d'entreprise. Le choix doit intégrer la tarification, la couverture fonctionnelle, l'intégration avec votre logiciel comptable, et des critères propres à votre métier. Cette décision relève de votre expert-comptable et de votre éditeur logiciel, qui connaissent votre contexte fiscal et technique. Une agence web n'intervient que sur la connexion technique site-PA, une fois la PA choisie.
Les bonnes questions

Cinq questions à poser avant de décider

Avant d'engager des frais ou de signer un contrat avec une Plateforme Agréée ou un éditeur logiciel, ces questions vous permettent de cadrer le sujet avec vos interlocuteurs et d'éviter les mauvaises surprises.

  • 1
    À votre expert-comptable : quelle Plateforme Agréée convient à mon activité ?
    Votre expert-comptable connaît les solutions compatibles avec son propre logiciel de tenue de comptabilité. Il peut vous recommander une PA qui s'intègre sans double saisie, avec un flux propre jusqu'au journal des ventes. C'est le bon interlocuteur pour arbitrer entre les offres du marché au regard de votre contexte fiscal.
  • 2
    À votre éditeur de logiciel de facturation : serez-vous certifié Solution Compatible ou Plateforme Agréée ?
    Un logiciel de facturation classique devra être connecté à une PA pour rester utilisable après septembre 2026. Certains éditeurs développent leur propre PA, d'autres s'appuient sur une PA tierce. Les réponses à cette question conditionnent la continuité de votre outil actuel.
  • 3
    À votre agence web ou développeur : mon site e-commerce est-il prêt ?
    Si votre site émet des factures, il faut auditer les modules utilisés, vérifier la compatibilité avec la PA retenue, et éventuellement revoir les champs de collecte (SIRET, adresse de livraison distincte). Cet audit est idéalement fait 3 à 6 mois avant votre échéance d'obligation.
  • 4
    À votre banque ou à votre outil de trésorerie : suivrez-vous le statut des factures ?
    La facturation électronique permet un suivi en temps réel du cycle de vie des factures (émise, reçue, acceptée, rejetée, payée). Certains outils de trésorerie intègrent ces statuts pour anticiper les impayés et automatiser les relances. Un sujet utile au-delà du seul enjeu de conformité.
  • 5
    À vous-même : mes flux de facturation sont-ils cartographiés ?
    Avant de choisir une solution, listez vos flux actuels : qui émet les factures (vous, le site, un logiciel), vers qui (B2B, B2C, international), à quelle fréquence, via quel canal. Ce travail préalable évite de retenir une solution inadaptée ou sous-dimensionnée.
Mise en pratique

Checklist : 10 étapes pour préparer votre site et votre e-commerce

Dix étapes ordonnées pour structurer votre démarche, côté site internet et e-commerce. La partie fiscale et comptable relève de votre expert-comptable : cette checklist se concentre sur la dimension site internet et e-commerce.

  • 01
    Vérifier si votre entreprise est concernée et à quelle échéance

    Utiliser l'outil interactif de la DGFIP disponible sur impots.gouv.fr pour confirmer votre profil (taille, assujettissement TVA, nature des opérations) et l'échéance qui vous s'applique en émission et en réception.

  • 02
    Cartographier vos flux de facturation

    Lister précisément : qui émet les factures, pour quel type de client (particulier, professionnel, français, UE, hors UE), via quel canal. Ce document sert de base à toutes les discussions avec vos interlocuteurs.

  • 03
    Consulter votre expert-comptable pour le choix de la Plateforme Agréée

    C'est la décision centrale du projet. Elle conditionne votre logiciel de facturation, vos flux comptables et, en aval, la connexion de votre site. À traiter en priorité.

  • 04
    Interroger votre éditeur de logiciel de facturation

    Vérifier le statut prévu (Solution Compatible, Plateforme Agréée) et la feuille de route de mise à jour. Si votre éditeur ne communique pas de plan précis à moins de 6 mois de l'échéance, envisager une alternative.

  • 05
    Auditer votre site internet ou e-commerce

    Identifier si le site intervient dans le cycle de facturation, et à quel niveau. Pour un e-commerce, lister les modules de facturation utilisés, les personnalisations existantes, les intégrations avec un CRM ou un ERP.

  • 06
    Clarifier les règles de qualification client sur le site

    Distinguer clairement les parcours particulier (B2C) et professionnel (B2B). Collecter systématiquement le SIRET et la TVA intracommunautaire pour les clients pros. Segmenter les groupes clients dans le CMS.

  • 07
    Ajouter les champs nécessaires aux nouvelles mentions obligatoires

    Prévoir notamment la collecte d'une adresse de livraison distincte de l'adresse de facturation, utile aux nouvelles mentions prévues par la réforme pour les entreprises concernées par l'obligation d'émission.

  • 08
    Planifier la connexion technique site ↔ PA

    Une fois la PA choisie par votre expert-comptable, identifier avec votre agence web ou votre développeur le module connecteur ou l'intégration par API/webhook à mettre en place. Prévoir une phase de tests suffisante.

  • 09
    Tester en conditions réelles avant l'échéance

    Émettre et recevoir des factures tests via la PA, vérifier leur lisibilité côté client, leur intégration dans votre logiciel comptable, et la bonne transmission à l'administration. Ne pas attendre septembre pour découvrir un dysfonctionnement.

  • 10
    Former vos équipes aux nouveaux flux

    Les personnes qui saisissent les commandes, émettent des factures ou gèrent les litiges doivent comprendre le nouveau circuit (statuts de factures, rejets éventuels, mise à jour de l'annuaire central) pour ne pas bloquer l'activité à chaque incident.

Erreurs fréquentes

Les pièges à éviter

  • 📧
    Croire qu'un PDF envoyé par e-mail reste acceptableÀ partir du 1er septembre 2026, un PDF classique envoyé par e-mail à un client professionnel français ne constitue plus une facture conforme à la réforme. La facture doit transiter par une Plateforme Agréée dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII).
  • 🎯
    Se focaliser uniquement sur l'émission et négliger la réceptionLa réception est obligatoire pour toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026, y compris les TPE et auto-entrepreneurs qui ne sont pas concernés par l'émission avant septembre 2027. L'absence de PA désignée pour la réception entraîne mise en demeure puis amende.
  • 🏪
    Penser qu'un site e-commerce B2C n'est pas concernéLe e-reporting s'applique aux ventes aux particuliers. Même sans émettre de facture structurée au client, la boutique doit transmettre périodiquement à l'administration les données de transactions via une Plateforme Agréée.
  • Attendre l'été 2026 pour s'y mettreLes Plateformes Agréées traitent déjà un afflux de demandes. Les délais d'intégration, de test et de formation s'allongent à mesure qu'on approche de l'échéance. Démarrer 6 à 9 mois avant la date butoir laisse une marge raisonnable.
  • 🔀
    Choisir une Plateforme Agréée sans l'avis de son expert-comptableUne PA mal choisie peut générer des ressaisies comptables, des incompatibilités avec votre logiciel actuel, ou des coûts cachés. La décision est avant tout comptable et fiscale : elle ne relève pas d'une agence web, d'un prestataire IT ou d'un achat impulsif.
  • 🧾
    Oublier de mettre à jour la qualification client sur son siteSans collecte fiable du SIRET et sans segmentation particulier/professionnel, votre site e-commerce enverra des factures mal qualifiées. Conséquence : des factures en B2B émises en B2C ou inversement, avec des risques de rejet par la PA et de litige avec le client.
Questions fréquentes

Ce que les dirigeants demandent souvent

🧭 Pour conclure

La facturation électronique est une obligation légale encadrée par un calendrier stabilisé. Au-delà du volet comptable, elle transforme la manière dont les données de facturation circulent entre votre site, votre logiciel de facturation et l'administration.

Le périmètre d'intervention d'une agence web sur ce sujet est clairement circonscrit : pas de choix de Plateforme Agréée, pas de tenue de comptabilité. L'apport se situe sur la qualification de votre site, la connexion technique à la PA retenue par votre expert-comptable, et la préparation de votre e-commerce pour rester fluide après septembre 2026.

  • Votre expert-comptable a-t-il été consulté sur le choix de la Plateforme Agréée ?
  • Votre éditeur de logiciel de facturation a-t-il annoncé sa feuille de route de conformité ?
  • Votre site e-commerce a-t-il fait l'objet d'un audit préalable ?
  • Vos formulaires collectent-ils correctement la qualification particulier/professionnel ?
  • Un calendrier de déploiement et de tests a-t-il été posé avec votre agence web ?

Vous souhaitez aller plus loin ?

Parlons de l'impact de la facturation électronique sur votre site ou votre boutique en ligne. Un premier échange permet de cadrer le périmètre technique et d'identifier les adaptations à prévoir.

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